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COHABITER AU QUOTIDIEN

il y a 4 jours
6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

La biodiversité, celle des forêts et des réserves naturelles, est aussi celle de nos jardins, de nos villages, de nos rues et de nos maisons.

Nous pouvons tous agir pour lui laisser sa juste place. Et une meilleure connaissance des espèces qui nous entourent peuvent faire une réelle différence.

ÇA COMMENCE DÈS L’ENFANCE


La meilleure protection de la biodiversité est peut-être celle qui devient naturelle.

Apprendre à un enfant à observer plutôt qu'à capturer, à écouter plutôt qu'à déranger, à reconnaître une trace, un chant ou un insecte, c'est lui donner les clés d'une relation différente, plus éclairée avec le vivant : observer sans déranger, photographier plutôt que capturer, laisser les fleurs, les œufs, les nids et les animaux sauvages à leur place, comprendre avant d'intervenir.


Devenir observateur

Nous connaissons imparfaitement la biodiversité qui nous entoure.

Par exemple, signaler une observation peut être une véritable contribution scientifique et améliore notre connaissance du territoire.

Vous pouvez notamment :

→ apprendre à reconnaître les espèces d’Ile-de-France grâce aux outils de l'Agence régionale de la biodiversité d’Île-de-France

→ signaler une observation ou participer aux inventaires et sciences participatives ;

→ veiller sur sa commune aux modalités de gestion des espaces verts ;

→ demander davantage d'arbres, de haies, de mares et de zones refuges ;

→ signaler les obstacles aux continuités écologiques ;

→ soutenir les associations naturalistes ;

→ participer aux actions locales de restauration de la biodiversité ;

→ intégrer la biodiversité dans les projets d'aménagement et d'urbanisme.

Nos actions deviennent beaucoup plus efficaces lorsqu'elles s'inscrivent dans une démarche collective.



CRÉER UN JARDIN PLUS ACCUEILLANT


Un jardin parfaitement entretenu n’est pas forcément un jardin favorable à la biodiversité.

Nous pouvons pourtant tous agir pour lui laisser sa place. Et nul besoin d’être naturaliste ou propriétaire d’un grand terrain : quelques aménagements, des habitudes simples et surtout une meilleure connaissance des espèces qui nous entourent peuvent faire une réelle différence.

Voici quelques gestes simples qui peuvent transformer un espace ordinaire en véritable refuge :

  • laisser pousser une partie de la pelouse et pratiquer la tonte différenciée ;

  • privilégier les plantes locales et diversifiées ;

  • conserver les arbres, haies, vieux troncs et arbres morts lorsqu’ils ne présentent pas de danger ;

  • créer une petite mare ou préserver une zone humide existante ;

  • laisser un tas de bois, de feuilles ou de pierres pour servir d’abri ;

  • éviter les pesticides et les traitements chimiques ;

  • limiter l’éclairage nocturne ;

  • installer, selon les espèces présentes, nichoirs à oiseaux ou gîtes à chauves-souris ;

  • prévoir des passages sous les clôtures pour permettre aux petits mammifères de circuler.

Le meilleur aménagement est souvent celui qui consiste à conserver ce qui existe déjà. Un vieux mur, une haie, un arbre creux ou une mare peuvent abriter une multitude d’espèces.

Votre jardin, votre prairie, votre mare ou votre bois peuvent ainsi devenir un véritable refuge pour la biodiversité. Mais comment garantir que cette protection perdurera et comment s’engager durablement?


L'Obligation réelle environnementale — ORE

L'ORE est un dispositif juridique qui permet à un propriétaire de s'engager volontairement et durablement pour la biodiversité de son terrain.

Elle prend la forme d'un contrat foncier de protection de l’environnement conclu avec une collectivité, un établissement public ou une personne morale privée agissant pour la protection de l'environnement.

Elle peut permettre, par exemple, de préserver une haie, une mare, une prairie, un boisement ou certaines pratiques favorables au vivant.

Sa particularité : l'engagement est attaché au bien et peut durer jusqu'à 99 ans. Il continue donc à s'appliquer en cas de changement de propriétaire.

Comment faire ?

  • Identifier les éléments naturels que vous souhaitez préserver.

  • Prendre contact avec une collectivité, une association ou un établissement public susceptible d'être cocontractant.

  • Définir ensemble les engagements adaptés au terrain.

  • Faire établir le contrat en la forme authentique, avec les formalités prévues par la loi.

  • Consultez les guides des ORE de l'Office français de la biodiversité et du ministère de la Transition écologique.



UN ANIMAL SAUVAGE EN DIFFICULTÉ… QUE FAIRE ?


Face à un animal sauvage, le premier réflexe est de ne pas intervenir trop vite.

Un jeune animal seul n’est pas nécessairement abandonné. Alors avant de recueillir un animal, il faut donc vérifier qu’il est réellement en difficulté.


Un oiseau percute ma vitre

Les surfaces vitrées constituent un piège invisible pour les oiseaux.

Pour réduire les collisions, posez des éléments visibles sur la vitre côté extérieur : motifs, bandes, autocollants ou dispositifs spécialement conçus pour être perçus par les oiseaux.

Si l’oiseau est seulement sonné, placez-le temporairement dans un carton percé, au calme et dans l’obscurité, puis contactez un centre de soins si son état ne s’améliore pas ou s’il présente des blessures.


Un oisillon est au sol

Ne le recueillez pas automatiquement. De nombreux jeunes oiseaux quittent naturellement leur nid avant de savoir voler parfaitement. Les parents continuent généralement à les nourrir. Éloignez les chiens et les chats et observez-les à distance.


Une chauve-souris est entrée chez moi

Ne la touchez jamais à mains nues.

Fermez les portes donnant accès aux autres pièces, ouvrez largement une fenêtre donnant vers l’extérieur et éteignez les lumières. Laissez-lui le temps de sortir.

En cas de difficulté, demandez conseil à une structure spécialisée.


Des hérissons fréquentent mon jardin

C'est plutôt une bonne nouvelle !

Pour les aider :

→ laissez un passage sous les clôtures ;→ évitez les produits chimiques anti-limaces ;→ ne brûlez jamais un tas de feuilles ou de branchages sans l'avoir vérifié ;→ laissez quelques zones sauvages ;→ prévoyez un point d'eau peu profond.


Nos animaux domestiques peuvent aussi agir

Un chat qui chasse, un chien qui poursuit ou un animal domestique qui dérange un nid peuvent avoir un impact important sur la faune sauvage.

Quelques habitudes sont particulièrement utiles. Au printemps et pendant les périodes de reproduction :

  • tenir son chien à proximité des sentiers et dans les zones sensibles ;

  • respecter les zones de quiétude ;

  • éviter de laisser son chat chasser librement lorsque cela est possible ;

  • ne pas approcher les nids, terriers ou jeunes animaux.

L'OFB recommande notamment de rester sur les sentiers balisés et de tenir les chiens en laisse afin de limiter le dérangement et la destruction des nids.


La nuit aussi, laissons vivre le vivant

La lumière artificielle transforme profondément la nuit.

Elle peut perturber les déplacements, l'alimentation et les cycles de nombreuses espèces, notamment les insectes et les chauves-souris.

Chez soi, chacun peut agir :

→ éteindre les éclairages inutiles ;→ éviter d'éclairer les arbres, haies et points d'eau ;→ utiliser des détecteurs plutôt qu'un éclairage permanent ;→ orienter les luminaires vers le sol ;→ réduire la puissance et la durée d'éclairage.

Faire une place à la biodiversité, c'est aussi lui rendre sa nuit.


Vous trouvez un animal blessé ?

Ne le soignez pas vous-même et ne le gardez pas chez vous.

La détention d'animaux sauvages est réglementée. Il faut contacter une structure spécialisée qui vous indiquera la conduite à tenir.

Un cerf, un chevreuil, un sanglier ou tout autre grand animal sauvage ne doit pas être manipulé par un particulier. En cas de danger, contactez la mairie, les pompiers ou la gendarmerie.



SOIGNER LA FAUNE SAUVAGE EN ÎLE-DE-FRANCE


LPO - La LPO Île-de-France n'est pas elle-même un centre de soins. Elle oriente vers les structures habilitées. Elle peut vous conseiller et vous orienter.

01 53 58 58 38Du lundi au vendredi : 10 h–12 h 30 et 13 h 30–16 h.

Faune Alfort – École nationale vétérinaire d’Alfort7 avenue du Général de Gaulle94704 Maisons-Alfort

Accueil des dépôts 7 jours sur 7, de 10 h à 18 h, sans rendez-vous. La prise en charge est gratuite.


Piqu’Epique

Recueille, soigne et protège les hérissons d’Europe

À Chevreuse

07 43 27 56 03


Les P'tits Kipiks

91400 Orsay

07 81 09 05 10


Le refuge de Djana

Soigne les écureuils roux

Rue Saint-Pierre, 28230 Épernon

06 60 68 50 47


Orfraie 28

Au château de Nogent-le-Roi

Accueille buse variable, Faucon crécerelle, Chouette hulotte et Chouette effraie

+33 2 37 51 42 88 et 06 08 92 84 11


Ça commence dès l’enfance

La meilleure protection de la biodiversité est peut-être celle qui devient naturelle.

Apprendre à un enfant à observer plutôt qu'à capturer, à écouter plutôt qu'à déranger, à reconnaître une trace, un chant ou un insecte, c'est lui donner les clés d'une relation différente, plus éclairée avec le vivant : observer sans déranger, photographier plutôt que capturer, laisser les fleurs, les œufs, les nids et les animaux sauvages à leur place, comprendre avant d'intervenir.


Devenir observateur

Nous connaissons imparfaitement la biodiversité qui nous entoure.

Par exemple, signaler une observation peut être une véritable contribution scientifique et améliore notre connaissance du territoire.


Vous pouvez notamment :

→ apprendre à reconnaître les espèces d’Ile-de-France grâce aux outils de l'Agence régionale de la biodiversité d’Île-de-France

→ signaler une observation ou participer aux inventaires et sciences participatives ;

→ veiller sur sa commune aux modalités de gestion des espaces verts ;

→ demander davantage d'arbres, de haies, de mares et de zones refuges ;

→ signaler les obstacles aux continuités écologiques ;

→ soutenir les associations naturalistes ;

→ participer aux actions locales de restauration de la biodiversité ;

→ intégrer la biodiversité dans les projets d'aménagement et d'urbanisme.

Nos actions deviennent beaucoup plus efficaces lorsqu'elles s'inscrivent dans une démarche collective.






 
 
 

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